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21 septembre 2026Préparer sa retraite indépendant est l'une des priorités les plus souvent repoussées par les travailleurs non salariés. Entre la gestion du quotidien, les revenus irréguliers et la complexité des dispositifs disponibles, il est tentant de remettre à plus tard. Pourtant, chaque année sans anticipation creuse un peu plus l'écart entre votre niveau de vie actuel et celui qui vous attend à la retraite.
La réalité des chiffres est claire : les indépendants touchent, en moyenne, une pension de retraite inférieure de 30 à 50% à celle des cadres du secteur privé. Cette différence n'est pas une fatalité. Elle est le résultat d'un régime obligatoire structurellement moins généreux, qui peut et doit être compensé par une stratégie d'épargne construite dans le temps.
Chez Abela Assurances, nous accompagnons les travailleurs indépendants depuis 30 ans. Nous avons aidé plus de 1 000 professionnels à structurer leur protection sociale et leur stratégie retraite. Cet article vous explique concrètement, sans jargon, ce que vous toucherez vraiment à la retraite et comment construire intelligemment un complément de revenus.
Pourquoi les indépendants doivent anticiper leur retraite plus tôt que les salariés
Ce n'est pas une question de discipline ou de prudence excessive. C'est une réalité structurelle que chaque TNS doit comprendre dès le début de son activité.
Un régime obligatoire structurellement moins généreux
Les travailleurs non salariés cotisent à un régime de retraite obligatoire, mais ce régime offre une couverture significativement inférieure à celui des salariés. Les taux de remplacement (la part de vos revenus que votre pension représentera) sont plus faibles, les droits acquis progressent moins vite, et les mécanismes de solidarité collective sont moins développés qu'en régime général.
Résultat : à carrière équivalente, un indépendant touchera une pension de base et complémentaire nettement moins élevée qu'un salarié ayant gagné les mêmes revenus. C'est un fait, pas une opinion, et c'est ce qui rend l'anticipation non pas optionnelle mais indispensable.
Pas d'employeur pour cotiser à votre place
En tant que salarié, l'employeur finance une partie significative de vos cotisations retraite. En tant qu'indépendant, vous portez seul l'intégralité de cet effort. Et comme vous ne le voyez pas passer sur une fiche de paie, il est facile de l'oublier, jusqu'au moment où la pension arrivée ne correspond pas du tout aux attentes.
Exemple concret : un consultant indépendant de 45 ans qui n'a jamais mis en place de dispositif d'épargne retraite complémentaire dispose de 20 ans pour compenser un écart de pension qui se chiffre souvent à plusieurs centaines d'euros par mois. Commencer à 45 ans est encore tout à fait possible, mais attendre 55 ans réduit considérablement les marges de manœuvre.
Ce que vous toucherez vraiment à la retraite en tant que TNS
Avant de construire une stratégie, il faut savoir de quoi on part. Comprendre les mécanismes de votre régime obligatoire est la première étape.
Le régime de base et le régime complémentaire des indépendants
Depuis 2018, les artisans et commerçants relèvent du régime général de la Sécurité sociale via la CNAV et le Régime Complémentaire des Indépendants (RCI). Les professions libérales réglementées, elles, relèvent de la CNAVPL et de leurs caisses spécifiques (CIPAV, CARMF, etc.). Dans tous les cas, deux étages composent votre future pension : la retraite de base, calculée sur vos revenus cotisés, et la retraite complémentaire, calculée en points.
La complexité de ces régimes tient notamment à leur fragmentation : selon votre statut et votre caisse de rattachement, les règles de calcul, les coefficients et les droits acquis ne sont pas les mêmes. C'est une bonne raison de ne pas attendre d'être proche de la retraite pour faire estimer vos droits.
Les différences selon votre statut : artisan, commerçant, profession libérale, auto-entrepreneur
Le statut juridique a une influence directe sur vos droits. Un auto-entrepreneur cotise sur la base de son chiffre d'affaires après abattement forfaitaire, ce qui génère souvent des droits à la retraite très faibles, surtout en début d'activité. Un artisan ou commerçant cotise sur son bénéfice réel. Une profession libérale dépend de sa caisse spécifique, avec des règles qui lui sont propres.
Dans tous les cas, le constat est le même : le régime obligatoire seul ne suffit pas à maintenir le niveau de vie auquel la plupart des indépendants aspirent après leur carrière. Un complément d'épargne est nécessaire. La question n'est pas de savoir si vous devez en mettre en place un, mais lequel, à quel moment et pour quel montant.
Vous ne savez pas à quelle caisse vous êtes rattaché ni quels droits vous avez déjà acquis ? Nos conseillers peuvent vous aider à y voir plus clair.
Sommaire
- Pourquoi les indépendants doivent anticiper leur retraite plus tôt que les salariés
- Ce que vous toucherez vraiment à la retraite en tant que TNS
- Le PER indépendant : le principal outil pour compléter sa retraite
- Contrat Madelin retraite : ce qu'il faut savoir si vous en avez un
- Les autres leviers pour construire une stratégie retraite solide
- Quand et combien épargner : les bonnes pratiques selon votre profil
- Le rôle d'un courtier dans votre stratégie retraite
- Anticiper, structurer, optimiser
Le PER indépendant : le principal outil pour compléter sa retraite
Depuis la loi PACTE de 2019, le Plan d'Épargne Retraite (PER) est devenu le dispositif central pour préparer sa retraite en tant qu'indépendant. Il a remplacé et modernisé les anciens outils, en les rendant plus souples et plus transparents.
Comment fonctionne le PER pour un TNS
Le PER individuel vous permet d'épargner régulièrement ou ponctuellement, à votre rythme, sans obligation de versement minimum annuel. Les sommes versées sont déductibles de votre revenu professionnel imposable, dans la limite d'un plafond calculé chaque année selon votre bénéfice et le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS). Pour 2026, le PASS est fixé à 48 060€.
À la retraite, vous avez le choix de récupérer votre épargne sous forme de capital (en une ou plusieurs fois), de rente viagère (un revenu régulier jusqu'à votre décès), ou d'une combinaison des deux. Cette flexibilité de sortie est l'une des grandes avancées du PER par rapport aux anciens dispositifs.
Le plafond de déduction : un avantage fiscal bien supérieur à celui des salariés
C'est l'un des avantages les moins connus du statut TNS. Le plafond de déduction fiscale des versements sur un PER peut atteindre 88 911€ par an en 2026 pour un TNS dont le bénéfice imposable est élevé. À titre de comparaison, ce plafond est limité à 37 680€ pour un salarié. C'est un écart considérable, qui fait du PER un levier d'optimisation fiscale particulièrement puissant pour les indépendants à revenus importants.
Exemple concret : un TNS imposé à 30% qui verse 15 000€ sur son PER réalise une économie d'impôt immédiate proche de 4 500€. Son effort d'épargne net est donc de 10 500€, pour une épargne constituée de 15 000€. L'avantage fiscal transforme une charge en investissement.
À noter : les plafonds non utilisés sont reportables sur 5 ans (extension décidée en 2026, contre 3 ans auparavant). Si vous n'avez pas utilisé tout votre plafond les années précédentes, vous pouvez le mobiliser pour des versements plus importants sur une année de revenus particulièrement élevés.
Exemple concret : un TNS imposé à 30% qui verse 15 000€ sur son PER réalise une économie d'impôt immédiate proche de 4 500€. Son effort d'épargne net est donc de 10 500€, pour une épargne constituée de 15 000€. L'avantage fiscal transforme une charge en investissement.
À noter : les plafonds non utilisés sont reportables sur 5 ans (extension décidée en 2026, contre 3 ans auparavant). Si vous n'avez pas utilisé tout votre plafond les années précédentes, vous pouvez le mobiliser pour des versements plus importants sur une année de revenus particulièrement élevés.
Sortie en capital ou en rente : ce que vous pouvez choisir
Contrairement à l'ancien contrat Madelin qui imposait une sortie en rente obligatoire, le PER vous laisse le choix. La sortie en capital est intéressante si vous souhaitez disposer librement de votre épargne ou si vous avez des projets précis (transmission, investissement). La rente viagère est adaptée si vous cherchez avant tout la sécurité d'un revenu régulier et garanti. Un mix des deux est également possible, et souvent recommandé pour combiner les avantages des deux approches.
Vous voulez simuler l'impact fiscal d'un PER sur votre situation ?
Contrat Madelin retraite : ce qu'il faut savoir si vous en avez un
Des milliers d'indépendants continuent d'alimenter un contrat Madelin souscrit avant 2020. Si c'est votre cas, voici ce qu'il faut savoir.
Plus commercialisé depuis 2020, mais toujours alimentable
Le contrat Madelin retraite n'est plus commercialisé depuis le 1er octobre 2020, remplacé par le PER individuel. Mais si vous en détenez un, vous avez tout à fait le droit de continuer à l'alimenter et de bénéficier de ses avantages fiscaux d'origine. Le cadre fiscal reste identique : les cotisations restent déductibles de votre bénéfice imposable, dans les limites applicables.
Faut-il transférer vers un PER ou conserver son Madelin ?
La question mérite une réponse personnalisée, car elle dépend de votre situation. Dans certains cas, transférer vers un PER est plus avantageux : si vous souhaitez une sortie en capital (impossible avec le Madelin, qui impose une sortie en rente), si vous envisagez d'acheter votre résidence principale (le PER permet un déblocage anticipé pour ce motif), ou si les frais de gestion de votre Madelin actuel sont élevés.
Dans d'autres cas, conserver son Madelin peut être pertinent : si votre contrat offre un bon rendement, si vous souhaitez transmettre dans un cadre fiscal avantageux proche de l'assurance-vie, ou si vous êtes proche de la retraite et que la stabilité du contrat l'emporte sur la flexibilité. C'est précisément ce type d'arbitrage qu'un courtier peut vous aider à trancher en toute objectivité.
Les autres leviers pour construire une stratégie retraite solide
Le PER est le pilier principal, mais une stratégie retraite robuste pour un indépendant repose rarement sur un seul outil.
L'assurance-vie comme complément flexible
L'assurance-vie reste l'un des placements préférés des Français, et pour de bonnes raisons. Elle offre une grande souplesse : versements libres, possibilité de retraits à tout moment, et une fiscalité avantageuse après 8 ans de détention. Pour un indépendant, elle constitue un excellent complément au PER : là où le PER est bloqué jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé), l'assurance-vie reste accessible à tout moment.
Les deux outils répondent à des objectifs différents : le PER maximise l'avantage fiscal pendant l'activité, l'assurance-vie gère la liquidité, les projets intermédiaires et la transmission patrimoniale. Les utiliser conjointement, c'est construire un dispositif à la fois fiscal et souple.
L'immobilier et les SCPI : des revenus passifs à la retraite
L'immobilier locatif reste une voie prisée par les indépendants pour préparer leur retraite. Mais il demande une gestion active et un capital initial souvent important. Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) offrent une alternative intéressante : elles permettent d'investir dans l'immobilier de manière mutualisée, sans gestion directe, avec des revenus réguliers versés trimestriellement.
Pour un indépendant aux revenus irréguliers, la SCPI peut représenter un complément de revenus passifs appréciable à la retraite, à condition d'être intégrée dans une stratégie globale et de bien en comprendre les risques (liquidité limitée, absence de garantie sur le capital).
La prévoyance : protéger ses revenus avant même d'atteindre la retraite
On parle souvent de retraite, mais on oublie ce qui peut l'empêcher d'arriver sereinement : un arrêt de travail prolongé, une invalidité, un décès prématuré. Pour un indépendant, ces risques sont particulièrement sérieux puisque l'activité s'arrête avec lui. Une bonne prévoyance compense la perte de revenus en cas d'arrêt, protège la famille en cas de décès et sécurise les projets de long terme.
La prévoyance n'est pas un sujet séparé de la retraite : c'est le filet de sécurité sans lequel votre stratégie d'épargne retraite peut s'effondrer à tout moment. Les deux doivent être construits ensemble.
Vous souhaitez construire une stratégie qui couvre à la fois votre prévoyance et votre retraite ? Abela Assurances coordonne les deux pour vous.
Quand et combien épargner : les bonnes pratiques selon votre profil
Il n'existe pas de réponse unique, mais quelques principes simples s'appliquent à la majorité des situations.
Commencer tôt : l'effet des intérêts composés sur la durée
Plus vous commencez tôt, plus l'effet des intérêts composés joue en votre faveur. Un euro épargné à 35 ans a mathématiquement plus de temps pour fructifier qu'un euro épargné à 50 ans. Ce principe, simple en apparence, a des conséquences concrètes et importantes sur le capital final constitué.
Ce n'est pas une invitation à l'angoisse, mais à la mise en action. Même des versements modestes démarrés tôt produisent, sur 25 ou 30 ans, des résultats que des versements importants tardifs peinent à égaler.
Adapter ses versements à ses revenus irréguliers
L'un des avantages du PER pour les indépendants est précisément l'absence de versement minimum obligatoire. Vous pouvez verser davantage les années fastes et moins les années plus difficiles, sans pénalité. Cette flexibilité est essentielle pour un TNS dont les revenus fluctuent naturellement selon l'activité.
Le bon réflexe est de définir en début d'année un objectif de versement cohérent avec votre bénéfice prévisionnel, puis de l'ajuster en fin d'exercice si les résultats ont été différents. Un courtier ou un conseiller peut vous aider à calibrer cet effort chaque année, en tenant compte des plafonds disponibles et des reports utilisables.
Le rôle d'un courtier dans votre stratégie retraite
Préparer sa retraite quand on est indépendant, c'est naviguer entre des produits complexes, des plafonds qui évoluent chaque année et des choix qui engagent sur le long terme. Un courtier peut faire une vraie différence ici.
Comparer les PER et choisir le bon contrat
Tous les PER ne se valent pas. Les frais de gestion, les supports d'investissement disponibles, les options de sortie et la qualité du service varient considérablement d'un contrat à l'autre. Un écart de 1% de frais de gestion annuels peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros sur la durée, sur un capital de taille significative.
Chez Abela Assurances, nous travaillons avec 20 compagnies partenaires et nous comparons pour vous les offres disponibles selon votre profil, vos objectifs et votre horizon de retraite, sans parti pris.
Coordonner mutuelle, prévoyance et retraite dans une approche globale
La force d'un courtier généraliste est de pouvoir voir l'ensemble de votre situation : mutuelle santé, prévoyance, retraite. Ces trois briques sont liées. Une bonne mutuelle protège vos finances du quotidien. Une prévoyance solide évite que votre épargne retraite soit absorbée par un arrêt de travail prolongé. Un PER bien calibré construit votre complément de pension.
Les traiter séparément, avec trois interlocuteurs différents, c'est prendre le risque de doublons, de lacunes et d'une optimisation incomplète. Les traiter ensemble, avec un seul conseiller qui connaît votre dossier, c'est construire une protection cohérente et efficace.
Notre équipe peut analyser votre situation globale et vous proposer une stratégie coordonnée.
Anticiper, structurer, optimiser
La retraite indépendant est un sujet qui mérite d'être traité tôt, sérieusement et dans sa globalité. Le régime obligatoire des TNS, structurellement moins généreux que celui des salariés, impose de construire un complément d'épargne. Le PER individuel, avec son plafond de déduction pouvant atteindre 88 911€ en 2026, est aujourd'hui l'outil le plus puissant à votre disposition. Mais il fonctionne d'autant mieux qu'il est intégré dans une stratégie plus large, coordonnant prévoyance, assurance-vie et, si vous en avez un, votre ancien contrat Madelin.
La bonne nouvelle : il n'est jamais trop tôt pour commencer, et rarement trop tard pour s'organiser. Ce qui compte, c'est d'agir avec une vision claire de votre situation et des outils adaptés à votre profil.
Chez Abela Assurances, nous accompagnons les travailleurs indépendants depuis 30 ans. Nos 10 experts analysent votre situation, comparent les offres de 20 compagnies partenaires et vous remettent une stratégie personnalisée et gratuite sous 48h.

Faites les bons choix pour votre retraite avec Cap Retraite.
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